Arrêt sur Images
[journée de la femme]
Action au foyer Adoma de Beauchamp
mercredi 10 mars 2010
Le Bureau Information Jeunesse (B.I.J.), en partenariat avec le foyer Adoma, a mis en place une action de solidarité en rapport avec la journée de la femme,
le mercredi 10 mars 2010.
Les informatrices du B.I.J. avec l'équipe d'animation du foyer ADOMA ont proposé des ateliers de bien-être au sein de la salle d'animation du C.A.D.A.
(Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile).
Les femmes ont pu se faire maquiller par 2 esthéticiennes du salon beauchampois Div'Haircing ; elles ont également profité de 7 apprentis coiffeurs venus du
C.F.A. d'Eaubonne. Les femmes ont appris à confectionner des masques à l'argile et des gommages naturels. Une résidente du foyer a également réalisé des tatouages
au henné.
Une photographe professionnelle a pris des portraits en vue d'une prochaine exposition.
A la fin de la journée, les femmes ont pu partir avec des échantillons de cosmétiques et des produits fabriqués par leurs soins. L'équipe du B.I.J. et du
foyer ADOMA s'associent pour remercier tous les partenaires de l'action, et en particulier les commerçants donnateurs tels que : la parfumerie Grain de Beauté
et les pharmacies de Beauchamp, la pharmacie du Centre Leclerc de Franconville ainsi que celle du Centre commercial Carrefour de Montigny-Lès-Cormeilles.
L'action a touché une soixantaine de participantes ; toutes étaient ravies de cette journée, pour certaines elles ont eu la possibilité pour la première fois
de prendre soin d'elles. C'est une action que nous avons menée grâce au partenariat de tous. La volonté serait de reconduire cette solidarité entre les femmes
l'an prochain et de la pérenniser.
Service Vie Economique
Cette action s'est poursuivie dans les locaux du B.I.J. et du service emploi.
Les femmes chefs d'entreprises, commerçantes, artisanes, professions libérales et les demandeurs d'emploi se sont réunies le soir pour une rencontre conviviale.
Une vingtaine de femmes étaient présentes. Mme Maurine Blanchard, maire adjoint chargée de la Politique de la ville, après les avoir remerciées de leur
participation, a présenté l'action au sein du foyer, puis a souligné l'importance de la solidarité entre femmes. C'était également l'occasion pour certaines
de découvrir la structure d'info-insertion et ses missions. De plus, ce rendez-vous était propice aux échanges autour des parcours personnels de chacune, ainsi
qu'aux discussions entre recruteurs potentiels et demandeurs d'emploi d'un même territoire. Cette soirée s'est déroulée dans une ambiance détendue, appréciée de toutes.
[UT PICTURA MUSICA]
vendredi 9 avril 2010
L’Ecole de musique de Beauchamp, grâce à une équipe d’enseignants chevronnés,
se manifeste différemment auprès des publics beauchampois : « Mardi musique », « Flânerie musicale », concerts, et bientôt « Fête de la Musique ».
De plus, elle réussit non seulement à sensibiliser les enfants des écoles primaires avec « Chantons ensemble », mais elle parvient aujourd’hui à toucher une
classe de 4ème au collège Montesquieu, à travers un partenariat pluridisciplinaire Musique arts plastiques.
Car n’oublions pas que l’art, ne doit pas vivre en « vase clos », sinon il dégénère. Il a besoin du rapport aux publics pour exister, et les jeunes sont
de ce point de vue, le relai indispensable pour envisager l’avenir. C’est également l’occasion pour eux de trouver dans les oeuvres artistiques,
des « correspondances » symboliques afin de comprendre la société dans laquelle ils vivent. « Entrer dans le tableau » était pour Diderot, non pas l’expliquer,
mais lui trouver une équivalence linguistique, voire musicale.
Pour vous faire une idée concrète du projet « Ut pictura musica », un retour sur l’action a été condensé ce mois-ci avec divers points
de vue : tout d’abord le pianiste compositeur Mico Nissim initiateur du projet, accompagné par Germain-Cédric Robert clarinettiste,
ensuite Laure Laisney professeur de musique et Anicet Boka professeur d’arts plastiques, tous deux au collège, enfin Maurine Briantais élève de 4ème.
Sans plus tarder, je leur cède la plume .
Philippe Akl, conseiller municipal, délégué à la Culture
Le thème proposé était simple : une sonate pour clarinette et piano créée pour la circonstance
dont chacun des 5 mouvements avait un rapport direct avec un tableau du mouvement pictural CoBrA (1949-1951).
Les élèves de 4ème du Collège Montesquieu, invités à réagir durant 4 rencontres avec les deux musiciens dont le compositeur, ont sans doute compris ce
qui est à mes yeux l’essentiel, à savoir qu’il n’y a pas de sensation fausse. Et je ne fais là que prendre à mon compte cet aphorisme du
philosophe contemporain Cioran.
Que les élèves aient réagi verbalement, dessiné, joué de la musique, qu’ils se soient aussi ennuyés par moment, qu’ils en aient plaisanté avec
ou sans nous, qu’ils y aient réfléchi un peu quand même, qu’ils aient associé notre proposition artistique à des sensations passées, des expériences
vécues par eux, le but a sans doute été atteint.
Ils ont été à leur façon des artistes, et je le dis sans emphase, c’est de cela que notre petit monde occidental a avant tout besoin.
Mico Nissim compositeur
(…) En désordre, mais avec beaucoup de plaisir à se remémorer ces séances, les
impressions que m'ont laissé ce trop court projet :
Une très belle sonate, l'œuvre de Mico Nissim. Le plaisir de la découvrir, jouée avec talent par l'auteur et Germain-Cédric Robert, de l'approfondir à l'occasion du
travail avec les élèves. Les tableaux saisissants qui l'ont inspirée.
Beaucoup de vie: est-ce venu des œuvres elles-mêmes, du projet, de la présence et la cohésion des intervenants, de la personnalité chaleureuse de Mico Nissim : lors
de la première séance, les élèves se sont lancés, j'ai entendu des voix que je n'entends pas ou très peu en classe, découvert chez certains des traits de personnalité et des
ressources que j'ignorais. Il y a eu des surprises de la sorte jusqu'au dernier moment.
Des hauts et des bas, du désordre, des moments magiques et d'autres chaotiques, qui, je crois, ont tous fait avancer le travail: si nos élèves doivent retenir
une seule chose de ce projet, ce sera, j'espère, qu'avancer dans la vie ne consiste pas forcément à répondre aux questions dans l'ordre canonique, mais aussi (surtout?) à
enrichir sa personnalité de rencontres et de découvertes, et à savoir les remettre en jeu en toute occasion.
C'est la vocation de l'enseignement artistique à l'école d'éveiller à de telles questions. Certains élèves ont saisi ce qui leur était proposé avec leurs différentes ressources culturelles, et toute leur richesse émotionnelle: des instants
rares...
Une bouffée d'air dans la routine scolaire, qui rejaillira peut-être sur les travaux ultérieurs. Nous avons tous été frappés des contrastes dans l'attitude de nos élèves,
selon que la séance avait lieu à l'extérieur (l'école de musique) ou dans le cadre habituel du cours. Pas de doute: secouer les habitudes fait du bien à tout le monde! (…)
Laure Laisney professeur d’éducation musicale au collège Montesquieu
De cette présentation, il est ressorti un lien commun sur la pratique musicale effectuée avec Mico Nissim et la démarche plastique de Cobra :
celui du travail de groupe. En effet, la musique a été effectuée par improvisation, de façon individuelle, mais collectivement. Pour le groupe Cobra, aussi,
le travail en groupe est un moyen pertinent de création. Dès lors, il est apparu judicieux de transférer ce mode de création en arts plastiques. (…)
Cette posture les a mis en situation de dialogue, de communication. Ils ont ainsi complété, ajouté voire retranché d'autres éléments,. Enfin, autre particularité,
les œuvres devaient restées anonymes afin de conserver leur caractère collectif. Chaque élève devait se reconnaître dans différentes œuvres, sans pour
autant avoir une œuvre, à lui tout seul. Ce mode opératoire, novateur, semblable à l'écriture automatique surréaliste, a changé de leurs pratiques habituelles
en classe. A ce titre, il a été très déroutant et a suscité chez eux, de la curiosité et de l'enthousiasme, parfois même de la réticence.
(…) En passant du sonore au plastique, du visuel au musical, ce fut une belle expérience où la pratique artistique nous a permis, en somme, d'aborder différents
aspects de la création.
Anicet Boka professeur d’arts plastiques au collège Montesquieu
Rayons qui illuminent
Ailes qui se déploient
Envol
Cœur et raison qui se chamaillent
Confusion de l’esprit
Trouble
Vagues qui se fracassent contre les rochers
Coquillages qui s’échouent sur le sable
Océan inoffensif
Remous qui lèchent les cheveux
Sables sous les pieds
Bonheur
Poèmes de Maurine Briantais élève de 4ème au collège Montesquieu
|